INNOVATION: Une entreprise innove lorsqu’elle s’occupe activement de son futur ! (52.Dynamisme Août-Sept 2012)

APM Dynamisme. L'entreprise par ceux qui la font. Pierre-louis desprez, une entreprise innove

"INNOVER, C'EST COMME LA PRATIQUE D’UN SPORT : PLUS L'ENTREPRISE S'ENTRAINE. PLUS ELLE INNOVE ET DISTANCE SES CONCURRENTS !" Pierre-Louis DESPREZ, DG-Associé de KAOS Consulting. Président du BEC-inslitute, Centre Européen de la Marque.

Une entreprise innove lorsqu'elle s'occupe activement de son futur!
IBM, par exemple, a fort heureusement laissé de côté la fabrication des "machines" pour devenir un acteur de gestion des réseaux et des données qui s'y échangent. Kodak, à l'inverse, qui était l’une des plus belles marques au monde, s'est laissé mourir à petit feu. Le management et les actionnaires n'ont pas fait leur travail!
En prime, l’innovation génère un climat interne motivant pour les équipes : beaucoup d’enquêtes montrent que les entreprises innovantes, PME ou groupes plus importants, sont des entreprises qui attirent les talents. Elles créent de l’enthousiasme, carburant nécessaire pour garder un temps d’avance, courant. Existe-t-il des recettes pour créer un climat favorable à l’innovation dans son entreprise? Oui!
Le «time to market» s'est considérablement réduit. L'organisation de l'entreprise doit donc être souple et fluide, avec des groupes de projet, orientés clients. Plus vite on va au contact des clients potentiels, mieux on peut adapter l'idée d'origine. Décathlon teste, par exemple, des produits encore au stade du prototype.
L'autre condition de la réussite, c'est l’implication de l'écosystème. Il faut associer le plus possible les équipes, mais aussi des fournisseurs et des clients. Car les idées viennent de partout, pas seulement du patron ou de la R&D! Il suffit de constater l'émergence croissante du Web participatif qui s'appuie sur notre besoin viscéral de créer, et sur tous les sujets. Même le TGV a un «lab» participatif...
Mais attention ! Les clients sont en général peu enclins au changement. Trop les écouter est un frein à l’innovation. Certes, en moyenne, les clients résistent moins à la nouveauté que les équipes, notamment les commerciaux qui préfèrent les acquis que de se remettre en question.
Ainsi, pour créer une innovation de rupture, il faut chercher les signaux faibles, et pas seulement sur le marché direct de l'entreprise. Tout peut être pris en considération: les innovations dans d’autres secteurs, les films, les succès de librairie, les musiques, les solutions imaginées par des entreprises parfois au bord du gouffre... Car pour innover, il faut être en phase avec les besoins de l'époque qui ne s'expriment jamais directement par la bouche des clients. Toutes les innovations de rupture ont un point commun: aucun client ne les a demandées, mais elles correspondent toujours à un besoin profond.

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